Le 5 mai 2026, l’Assemblée nationale a voté une version durcie du projet de loi « relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales ». Le Sénat devrait également voter ce texte la semaine prochaine. En plus d’avoir validé les principales mesures de surveillance que nous dénoncions lors de l’examen du texte au Sénat, les député·es ont voté l’extension du droit de communication aux agents de contrôles RSA des départements. Ce pouvoir extrêmement large permettra notamment aux départements d’accéder aux relevés bancaires des allocataires du RSA à des fins de contrôle. Cette mesure, votée alors que la contestation monte contre les pratiques de contrôles RSA par les départements, représente un cap en termes de contrôle social, en particulier au vu des risques d’instrumentalisation politique de ces contrôles par les président·es des conseils départementaux.



Les efforts disproportionnés pour fliquer les types qui fraudent 200 balles pour bouffer d’un côté, et les œillères et l’aveuglement total pour, ne serait-ce que diminuer un peu les fraudes des entreprises et des ultra riches. Sans compter que le fric récupéré des petites fraudes sociales couvrira probablement à peine les dépenses faites pour le dispositif de surveillance. Ça rend dingue…
Punir les pauvres : le nouveau gouvernement de l’insécurité sociale de Loïc Wacquant.
Le bouquin date de 2004…
Prochaine étape les prisons privées du coup ?
On en a déjà.
Ce ne sont pas des prisons privées au sens propre, mais on privatise depuis longtemps la gestion des prisons.
https://www.vie-publique.fr/eclairage/293175-prisons-quel-bilan-pour-la-gestion-carcerale-privee
https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-3074QE.htm
On en apprend tous les jours… Quel enfer…